Investir au Sénégal

Diaspora — investir au pays depuis l’étranger

Une force économique de premier plan

Les transferts de la diaspora sénégalaise ont atteint 2 211 milliards de FCFA en 2024 selon la BCEAO — près de 12 % du PIB, davantage que l'aide publique au développement. L'immense majorité finance la famille et la consommation ; la part investie de façon productive reste la frontière à conquérir, et l'État courtise activement cette épargne : l'emprunt obligataire de 300 milliards de FCFA lancé en septembre 2025 comportait pour la première fois un volet diaspora dédié — dont l'accueil, honnêtement, a été mitigé.

Les pièges, nommés

L'investissement à distance concentre les mésaventures documentées : terrain vendu à plusieurs acheteurs, mandataire familial qui « arrange » les papiers, chantier confié sans contrat qui s'éternise, promoteur qui disparaît après l'acompte. Les parades sont connues et fonctionnent : notaire systématique, procuration notariée limitée et révocable plutôt que confiance générale, paiements échelonnés contre constats d'avancement, et véhicule sociétaire pour les projets d'ampleur.

Investir en entrepreneur, pas en épargnant lointain

Les dispositifs de droit commun sont ouverts à la diaspora : création de société OHADA à distance (par mandataire), agréments du Code des investissements dès 15 millions de FCFA, secteurs porteurs des régions d'origine. La règle d'or : traiter son projet au pays avec la même rigueur qu'un investissement à l'étranger — études, contrats, conseil professionnel — et non comme une affaire de confiance familiale. C'est le prix, modeste, de la réussite.

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